samedi, janvier 08, 2005

Puisqu'on a que l'amour...

J'ai ouvert la porte, allumé une chandelle. J'ai attendu. Mais malgré l'invitation, ils ne sont pas venus ce soir. Les mots. Les miens. Dans la bise froide, j'en ai aperçu passer quelques lambeaux, mais rien assez pour m'en tisser une quelconque couverture.

Alors au lieu d'avoir froid, je suis allé retrouver de vieux amis, des mots écrits par d'autres, faisant d'ailleurs au passage quelques découvertes. (Vous saviez, vous que Khalil Gibran peignait?)

Et comme les amours sont troubles pour plusieurs ces jours-ci, je suis tombé sur ceci..

Extrait: "Le Prophète" Chapitre deux: Le mariage


"... laissez l'espace entrer au sein de votre union.
Et que les vents du ciel dansent entre vous.

Aimez-vous l'un l'autre, mais ne faites pas de l'amour une chaîne.
Laissez le plutôt être une mer dansant entre les rivages de vos âmes.

Emplissez chacun la coupe de l'autre, mais ne buvez pas à la même coupe.

Donnez à l'autre de votre pain, mais ne mangez pas de la même miche.

Chantez et dansez ensemble et soyez joyeux, mais laissez chacun de vous être seul.
De même que les cordes du luth sont seules pendant qu'elles vibrent de la même harmonie.

Donnez vos cœurs, mais pas à la garde l'un de l'autre.
Car seule la main de la Vie peut contenir vos cœurs.

Et tenez-vous ensemble, mais pas trop proches non plus :
Car les piliers du temple se tiennent à distance,
Et le chêne et le cyprès ne croissent pas à l'ombre l'un de l'autre."




"Esquisse du visage d'un prophète" Fusain 1920
"Le prophète" Khalil Gibran Texte intégral

5 Commentaires:

Blogger Catherine a répondu...

*Soupir*
C'est beau, ce que tu as écrit déjà même sans trouver les mots. Il faut le faire, sans inspiration, savoir écrire : «Dans la bise froide, j,en ai aperçu passer quelques lambeaux, mais rien assez pour m'en tisser une quelconque couverture.»

J'aime beaucoup cette image des cordes du luth. Trouver l'équilibre, l'espace qui permet l'éclosion du plus beau. J'entends souvent dire que le couple est une construction... Je ne sais pas... Il me semble que si déjà les gens apprenaient à s'accueillir mutuellement on serait dans la bonne voie.
Ah, Première chaîne, 00:47, la petite Moffatt est timée: «Je nous vois, bien dans rien, c'est ça l'amour...» Ça revient à ça, l'amour est dans l'espace d'un regard, d'une écoute, d'une main qui se tend. L'amour serait peut-être dans la fixité d'un moment de silence partagé.
Bon! J'en sais rien. C'est ma zone d'inculture, je divague de minuit!

12:49 a.m.  
Blogger Bertrand a répondu...

Si je savais, je n'écrirais plus...

2:04 a.m.  
Blogger Marie-Chantal a répondu...

Non je ne savais pas qu'il peignait en plus du reste... Je sais cependant qu'il a écrit "Le Prophète" lorsqu'il était encore bien jeune... avant ses 20 ans.

À son mariage, en 1978, mon frère et sa femme ont lu ce passage de Gibran. Le couple tient toujours. Peut-être en avaient-ils bien compris le sens...

8:05 a.m.  
Anonymous Anonyme a répondu...

c'est toujours un plaisir de relire le prophete...tes notes sont nouvelles pour moi je vais fouiller un peu tu permet?
Epsilon
http://epsilon.canalblog.com/

8:11 a.m.  
Anonymous Anonyme a répondu...

salut
je m'appelle alessandra, j'ai 23 ans et je suis une étoudiante italienne. J'aurai besoin de toutes les illustrations du "prophète" de K.Jibran, et j'ai vu que tu en as une: est ce que tu peux me dire dans quel site tu les a prise?
Mon addresse e-mail c'est alessandra_f84@hotmail.com
merci beaucoup
à bientot

Alé

4:55 p.m.  

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