lundi, décembre 27, 2004

Avancez en arrière!

Décidément l'hiver ne me va pas... Voilà que je ressors mes vieilles chansons...


Toi,
toi qui n'a jamais existé
et qui n'existeras jamais
parce que tu n'as jamais été...
Qui n'sait même pas que je rêve à toi
parce que j'crois pas qu'on t'aie créée
parce qu'y a longtemps que j'ai cessé
de croire que tu seras là pour moi....


toi,
toi qui est tout'l'temps avec moi
qui murmure à mon oreille
mais qui ne m'a jamais parlé
qui se sert de mon sommeil
pour m'obliger à t'inventer
qui n'est pas là quand j'me réveille
mais qui n'arrête pas d'me hanter




Toi
toi qui me fait faire des chansons
que tu n'pourras pas écouter
parce que t'es pas là de toutes façons,
parce que t'as ni rimes ni raisons
Qu'tu m'sers seulement à délirer
pour qu'j'm'imagine une maison
qu'on saura jamais se constuire
même pas pour rire


Toi,
toi qui m'empêche toujours d'aimer
celles qui se tiennent à mes côtés
qui m'aiment pour vrai, elles, sans compter
Qui n'seront jamais c'que tu es toi
toi qui n'est même pas un début
qui est rien du tout, qu'j'ai jamais vue
qui est tout c'que j'ai jamais voulu....

(Copyright BH Edmonton 1995)

Et pendant ce temps je tombe sous le charme d'une blogueuse que je ne connais même pas.
À mon âge çà ne fait pas sérieux...

5 Commentaires:

Blogger Judith a répondu...

Nul amour
N'est plus grand
Que le geste
D'Attendre

La femme
Est un secret
Que l'homme
A peur
D'entendre

Gilles Vigneault

1:46 p.m.  
Blogger Catherine a répondu...

Tu seras pas le premier pauvre toi, âge ou pas, elle les fait tous craquer... avec raion ;o)

2:41 p.m.  
Blogger Judith a répondu...

Est-ce pour elle
Absente
Qui ne viendra jamais
Que tu m’as mordu les seins
Éraflé le ventre
Chatouillé le cou
Sucé le dos
Effleuré les lèvres
Labouré le ventre
Pétri ma langue
Repris mes maux
Corrigé mes mots
Vampirisé mon âme autrefois fuyante
Jusqu’à ce que mon regard
Accepte
S’intéresse
Pénètre alors le tien
Qui se détourne vers là-bas
Est-ce pour elle
Absente
Qui ne viendra jamais ?

4:25 p.m.  
Blogger Bertrand a répondu...

C'est superbe ça, inégmatique Judith....

5:22 p.m.  
Blogger Judith a répondu...

Toi qui ne viendra pas
Toi qui n’existe pas
Toi seul saura
Me pardonner
De tous les chemins qui mènent au rhum, chemins de broue, de poudre, de danse et d’ennui
Les chemins pour t’espérer, me croire et te rêver

Afin de bercer mon ventre
brisé, déchu, pourri, mon ventre plein de pue, mon ventre qui pue, mon ventre qui crie, mon ventre qui a soif mais qui prie, qui tombe aux hécatombes, s’ouvre plein de moisi, mon ventre vide de toi, mon ventre vide de sens, plein des déchéances mortes de l’ennui semées en guili guili

Alors quand tu m’auras pardonnée
Toi seul saura
Je prendrai le chemin pour te trouver
Toi qui n’existe pas.

10:26 p.m.  

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"Si on oublie le passé, on ne peut comprendre le présent.
Encore moins appréhender le futur."
B.H.

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