samedi, janvier 29, 2005

Salut Marcel

Il avait 78 ans. Malade. Souffrait trop pour continuer. Il a convoqué la presse et annoncé qu'en rentrant chez lui, il allait se donner la mort. Pas par gloriole ou désir de son "quart d'heure de gloire". Mais bien pour, a-t-il dit: "que les personnes dans ma situation sachent qu'elles peuvent mourir en toute dignité avec leur famille à leurs côtés, sans se soucier des conséquences."

Marcel Tremblay s'est suicidé hier soir.
Sa famille, présente, ne sera pas inquiétée. Le suicide n'est plus un crime au Canada depuis plus de 30 ans.

Je trouve qu'il y a peu de gestes aussi porteur d'espoir. De grandeur. De vie. Celui d'un humain qui dit à d'autres humains... Vous êtes libres. Vous vous appartenez. Mieux vaut perdre la vie, que de perdre son âme.

(Source: Radio-Canada)

Salut Marcel... Et merci.


6 Commentaires:

Blogger Marie-Chantal a répondu...

Ben là, misère, j'ai le coeur gros... Je l'ai vu hier à la télé, j'ai vu la nouvelle. Il n'est plus.

C'est vrai que chacun s'appartient. Ma soeur s'est aussi donné la mort, en raison d'une maladie grave. Je n'ai jamais accepté ça, j'ai crié contre l'injustice, je n'en ai pas dormi pendant des mois. Maudite médecine impuissante. Elle avait 33 ans. Mais sa maladie était plus injuste que sa mort. C'est de ça que je me rends compte aujourd'hui. La mort, c'est le sort de tous.

P.S. : Le bon mail : tour.lafontaine@sympatico.ca

Merci Bertrand.

4:06 p.m.  
Blogger racontars a répondu...

Dis moi une chose, le suicide était-il un crime avant au Québec et la famille pouvait être inquiétée. C'est ce que laisse entendre ton mail.
Sinon, oui, espoir ou désespoir
espoir de se dire que l'on peut choisir sa façon de partir
desespoir d'en arriver là
As-tu entendu parler de Marie Humbert, cette française qui a aidé son fils à mourir ?

4:13 p.m.  
Blogger Bertrand a répondu...

Racontars: Oui, dans les années soixante, le suicide était un crime au sens légal du terme. Aujourd'hui, les proches ne sont passibles de poursuites que s'il s'agit d'un suicide assisté.

M.Tremblay n'a pas eu besoin d'aide...

Marie-Chantale: j'ai moi-même écrit ici toute la douleur que m'a causé le suicide de mon meilleur ami.
Mais je n'aurais jamais pu le forcer à vivre. Que ta soeur se repose. Elle l'a bien méritée. Nous, les vivants sauront bien te consoler.. un peu.

8:49 p.m.  
Blogger Linda a répondu...

Échangerais coup de cœur contre un coup de main, but sérieux.

La notion de suicide assisté m’est très étrange. Si on berce dans ses bras, les derniers moments d’un être cher, on l’assiste moins que si on tenait la seringue qui lui jette au cœur sa fin? J’ai vu des regards qui soutenaient plus que des bras. Elle est où cette frontière de vie émigrante?

On assiste quand? On accompagne quand?

12:09 a.m.  
Blogger Bertrand a répondu...

Linda... On ne parle pas de raison ici...
On parle de législateur.
Pire, d'élus qui préfèrent surtout ne pas aborder ce genre d'enjeu...

12:26 a.m.  
Blogger Catherine a répondu...

Émue... rien à ajouter.
Si tu te sens toujours négligé je suis l'autre bord de l'écran!

12:28 a.m.  

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B.H.

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