lundi, avril 11, 2005

Mots de combat


Il y a des marées contraires.
Des vents tourbillonnants.
Des orages soudains,
des hivers de retour,
des pluies acides,
et des sables mouvants.

Il n'y a pas de terre tranquille,
ni d'abri infini.
Pas de havre parfait,
ni d'Eden qui perdure.

Les oiseaux ne chantent pas toujours
dans la grisaille des printemps tardifs,
et les mots ne chantent pas sans faute
dans le torrent du présent.

Les routes sont dessinées
de chausse-trappe en pièges,
recouvertes de gisants.

Il n'y a que nos regards, nos fois,
nos désirs et nos folies
pour garder cap dans tout cela.

Et un pas tranquille, suivi d'un autre,

pour marcher cette marche là.

4 Commentaires:

Blogger sébastien a répondu...

J'ose à penser que c'est vrai. Si simple et compréhensible est l'essence de notre moteur, mais comment compliqué il est, lui, le moteur.

2:23 a.m.  
Blogger marie a répondu...

Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blogue.

2:23 p.m.  
Blogger marie a répondu...

le chemin il est dans le coeur
et dans les yeux de ceux
qui voient loin au profond de nous
ceux qui disent les mots qu'il faut
pour que le combat se poétise

4:53 p.m.  
Blogger julie70 a répondu...

Les oiseaux ne chantent pas toujours, hélas,
combien c'est vrai.
Et toutes les voyages ne réussissent
comme on l'espérait.

11:04 a.m.  

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"Si on oublie le passé, on ne peut comprendre le présent.
Encore moins appréhender le futur."
B.H.

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