Pssttt...
Je vous signale une nouvelle section dans mes archives (No 8) un petit lexique personnel (encore bien modeste) intitulé : Mots d'ailleurs ...("Updaté" tous les jours, com'k'y disent...)
La carte n'est pas le territoire...
En commettant ce court article, le poète Tony Tremblay m'a fait faire un bond en arrière d'une trentaine d'années. À un moment charnière de mon adolescence, où la lecture d'un livre a changé totalement ma façon d'appréhender l'univers.
"Le monde des Non-A" (et ses suites) est un roman de science-fiction entièrement basé sur le concept de sémantique générale. Je serais bien incapable de vous en explique tout les tenants zé aboutissants, mais le principe de base est assez simple à saisir. Quelques phrases en illustrent sa philosophie.
Les choses, les êtres, l'univers entier sont beaucoup plus que ce que nous en percevons ou en donnons l'image. Une carte géographique n'est pas le territoire qu'elle représente, celui-ci est vivant, pour le saisir vraiment, il faut y être.
Quand on calcule 1 + 1, il faut non seulement connaître la valeur de "1".. mais la valeur de "+"...
Notre perception de l'univers est très fragmentaire et organisée pour que nous, faits comme nous sommes, puissions y évoluer. Mais la "réalité réelle" est bien différente.
Je me souviens qu'au cours de discussions sur ce thème avec des amis à l'époque, l'exemple était: "Prenez un corps de mouche et placez-le au centre d'un stade olympique. Vous avez un neutron. Prenez une aile de mouche et faites-là tourner autour de la circonférence du stade à la vitesse de la lumière, vous avez un électron. Ca c'est la matière réelle d'un atome. Le reste n'est que du vide..."Ça donne une idée bien différente de la fameuse "réalité des chose" non?Ce que la sémantique m'a apporté, c'est la capacité de regarder autrement. De ne pas m'arrêter à la surface. De sentir les choses (les gens ou ce qu'ils disent notamment) en regardant (ou en écoutant) autant ce que je vois (ou entend) que ce que je ne vois pas (ou n'entend pas). En prenant le contenant comme autant élément du message que le contenu.Inutile de vous dire que je vous conseille cette lecture....(En attendant vous pouvez aller voir ce site sur Van Vogt ou encore celui-ci et La Société Européenne de Sématique Générale )
Bien lu? Tout retenu?
Alors chiche (ça faisait longtemps)...Voici le...
DES P'TITS BATEAUX!
(Et on ne triche pas dans le fond...)(Et on se rappelle que les réponses sont autant dans le texte...que dans les photos!)
Les P'tits bateaux: Ze Movie...
Mon copain Dominique
, (qui n'écoutant que son courage a sû prendre quelques photos tout en vidant le "cooler de bières", z'auriez dû le vouére) bref, Dominique m'a fait parvenir quelques photos supplémentaires permettant de visualiser enfin (comme il se doit) ce grand moment que fût le Concours des P'tits Bateaux.... Vous connaissez l'histoire, (voir article précédant)...Ben là. vous allez la "wouére"!Vous trouverez la chose... :
Maman, les p'tits bateaux....
qui vont sur l'eau... ont parfois des jambes!
Voici donc un petit (?) compte-rendu de ma participation au concours des "Ptits bateaux"!
Commençons par nous situer un peu....
Voici le joyau que sont les Îles de la Madeleine, dans son écrin, le Golfe St-Laurent.
(Photo satellite Landsat7 NASA)
L'évènement se passe dans la baie tout en bas à gauche de la grande langue de sable qui s'avance vers l'Ile d'Entrée en bas à droite. 
L
es règles du concours sont très simples...Chaque équipe est composé de trois constructeurs. Maximum alloué pour le matériel: 200$ taxes incluses!Les 20 équipes ont 3 heures pour construire un bateau de la forme de leur choix (on a vu des guitares, des bateaux dans des bouteilles, des pelles mécaniques, des conserves de homard etc..), bateau qui devra participer par la suite à une course.Un aller à la rame, et après avoir tourné la bouée, un retour à la voile!
Vous croyez ça simple? Détrompez-vous! J'ai dû pour établir mes plans, apprendre à calculer d'abord la flottabilité! Et puis 200$ c'est vite dépensé. Mon équipe et moi avons dû refaire nos plans jusqu'à la dernière minute, budget crevé obligeant. (Mais j'avais les meilleurs Madelinots avec moi (voir sur la photo du haut) debout Georges, ingénieur et Henri (qui a à peu près tout construit dans sa vie.)
Et puis il faut de l'animation aussi. Comme mon thème s'apparantait un peu au "Flower power" et autres "hippitudes", je m'étais entouré d'Éric comme chanteur et de la belle Anibou qui distribuait les marguerites dans les cheveux des (très nombreux) spectateurs...Le thème? Un westfalia pardi! (Vous fiez pas au plan on ne l'a pas tout à fait fait comme ça!)
Si j'avais su dans quoi je m'embarquais... Bof! J'aurais embarqué quand même.. Mais quel boulot les amis! Pendant que Georges et Henri se charge du plancher (le plus complexe techniquement) je m'attaque au découpage des côtés.
Et c'est parti! Le "Westàl'eau" est composé de trois sonotubes en carton hermétiquement bouchés, sur lequel repose le cadre et les formes du bateau. La voile elle, représente en fait le "pop-top" d'un westfalia, c'est en l'ouvrant que nous reviendrons à la voile!





Il nous reste à peine un quart d'heure et la voile n'est toujours pas en place! Petit (!!) "rush" d'adréanaline ici...
Mais finalement le bateau est terminé dans les temps requis..Et l'équipe au complet prend la pose... Avant que ne débute l'autre folie... La course!



C'est là que les choses vont se corser! Le départ est donné avec plutôt beaucoup pas mal de précipitation.
Nous mettons le bateau à l'eau mais trop loin des autres, ce qui fait que nous nous retrouvons Georges et moi, assis sur le sable!
Nous allons pagayer comme des fous pendant dix minutes, avant de nous rendre compte que nous n'avons pas avancé d'un poil!

Henri vient nous pousser pour nous dégager du platier. Pas sûr que tout ça soit bien "légal" mais dans ce concours-là, bien des choses peuvent se passer....
Il y a beaucoup trop de vent, et si vous pensez que vous voyez des vaguelettes vous vous trompez. Nous avalons des paquets d'eau à l'aller.
Tourner la bouée devient aussi un vrai cauchemar, et à la première tentative de lever la voile, celle-ci nous échappe et se rabat sur l'avant....

Inutile de dire que nous prenons un certain retard...pour ne pas dire un retard certain!
Mais pendant que nos concurrents nous dépassent (ou coulent) à force de tirer, tanguer, manquer de chavirer nous finissons par prendre un bon vent arrière et bon dernier, mais triomphal nous revenons sur la rive, sous les applaudissement frénétiques de nos supporters!
Nous n'avons pas gagné, bien sûr. (C'est le galion que vous avez vu à côté de nous plus haut) qui a tout raflé, ou presque). Mais on a eu bien du plaisir... Et puis nous n'étions pas peu fier du fait que non seulement nous avons réussi à revenir à la voile, mais nous n'avons pas coulé!
En fait, nous aurions même pu reprendre la mer...
Au bout de deux jours d'exposition sur La Grave, (et à la veille de mon départ), pour des raisons de sécurité, j'ai mis le feu à mon bateau au coucher du soleil...
Me croirez-vous que ce fût avec un certain pincement au coeur?
L'année prochaine je vais.... Une seconde. Calme-toi un peu mon bonhomme.
On verra.


(Photos: Chantal Jolis)
NB: Blogger n'étant pas ce que j'appelerais la platte-forme la plus conviviale qui soit (et c'est un euphémisme) j'ai eu un mal de chien (de mer?) à faire ma mise en page sans tout faire sauter. Comme les photos ne sont pas très grandes, je les ai remises en plus grand ICI . Amusez-vous bien....
Miawww... Et pendant que "Monsieur" s'amusait, moi je poirautais en ville!
(Pétronille... Tu détestes la route....)
What un été!
Comme ils disent aux Îles de la Madeleine.... Oh, pas à cause du beau temps. Paradoxalement cette fois-ci c'est là-bas qu'il ne faisait pas très beau, alors que sur "la Grande Terre".... Mais moi qui devient de plus en plus Madelinot, je n'ai jamais eu autant de plaisir que cette année...
À commencer, par cette magnifique journée ensoleillée, où je vous mets au défi de deviner ce que je suis en train de faire...Vous pouvez vous creuser un peu les méninges, mais ne vous inquiétez pas, je reviens vous raconter tout ça sous peu!(Et vous allez voir ça vaut la peine....)
Stay tuned.....
Ou si vous préférez, revenez bientôt.... Moi je le suis revenu, et d'un été magnifique... J'ai un petit article en préparation qui devrait vous faire bien rigoler...Alors, à tout de suite.. :-)

"Si on oublie le passé, on ne peut comprendre le présent.
Encore moins appréhender le futur."
04-94 /
Fi Sina /
Journalisme/
Pierre / Que montrer? / Antidote à la pensée unique
"Je viens je ne sais d'où;"
Je suis je ne sais qui;
Je meurs je ne sais quand;
Je m'étonne d'être si joyeux."
Martinus von Boberach